Communiqués

VOLVO MOTORSPORT : 16 SAISONS DE COMPÉTITION ET D’INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES

  

VOLVO MOTORSPORT :

16 SAISONS DE COMPÉTITION ET D'INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES

 

De l'engagement de breaks à catalyseurs jusqu'au diesel, au gaz, au bioéthanol et au DRIVe

 

Le 2 mai prochain se déroulera la première manche de la saison 2009 du Championnat suédois des voitures de Tourisme (STCC). Volvo et Polestar seront sur la grille de départ, bien décidés à lutter pour le titre avec deux C30 pilotées par Robert Dahlgren et Tommy Rustad, des versions compétition de la Volvo C30 DRIVe alimentées au superéthanol E85.

 

Petit retour en arrière. Même si c'était sur d'autres terrains et avec une autre voiture, la même excitation régnait dans l'air en 1994 pour l'entrée en lice de Volvo en Championnat britannique des voitures de Tourisme (British Touring Car Championship, BTCC). Au volant, sous la combinaison estampillée Volvo, se tenait alors un jeune pilote encore peu connu, Rickard Rydell.

 

Un break et un moteur catalysé en course ? Bien sûr !

En 1994, pour sa première saison en BTCC, Volvo se distingua d'emblée par deux choix extrêmes : l'engagement en course d'un break 850 et l'adoption de catalyseurs d'échappement, dispositif alors inconnu en compétition.

 

Il ne fallut pas longtemps à Rydell pour gagner et devenir une célébrité en Angleterre comme en Suède. Quant aux catalyseurs, ils furent rapidement rendus obligatoires dans les courses de voitures de tourisme.

 

Volvo remporta le titre BTCC en 1998, la marque ayant débuté en STCC (championnat Suèdois) deux ans auparavant, dès la toute première course de ce championnat, avec Jan Flash Nilsson comme pilote.

 

Un diesel un peu trop puissant...

Outre son engagement en STCC, Volvo avait aussi lancé plusieurs séries monotypes (dont les Challenges S40 et S60) afin de favoriser la carrière de quelques jeunes pilotes prometteurs.

 

En 2002, la marque décida de tester son cinq cylindres diesel, le D5, en compétition ; pour cela, Volvo élabora une voiture destinée au Challenge S60, confiant à Jens Edman le soin de dompter ce monstre développant un couple de 500 Nm.

 

« Je courais hors championnat, ne pouvant marquer de points afin de ne pas interférer avec les pilotes enlutte pour le titre, » se rappelle Jens Edman. « Sur la piste, les reprises étaient terribles et je descendais   rarement en dessous du quatrième ou du troisième rapport. Pendant ce temps, l'équipe Volvo me disait sans cesse de me retenir. Nous n'avons fait qu'une saison et c'est bien ainsi. Il est impossible de mélanger voitures à essence et diesel dans la même catégorie, ce n'est pas juste. Mais quelle auto et quel couple ! » 

        

Gaz ou bioéthanol ?

C'est en 2005 que le thermomètre mesurant l'enthousiasme technique de la marque se mit à bouillir. Alors que le personnel Volvo en charge de la compétition avait déjà réussi à marier sport automobile et technologies vertes, la marque commercialisait des voitures fonctionnant au gaz et au superéthanol E85. La tentation fut trop grande et Volvo décida alors d'évaluer les deux carburants en parallèle.

 

Concernant le superéthanol E85, Volvo pouvait se charger seul du passage de la route à la piste. En revanche, la même adaptation avec le gaz nécessitait un partenaire responsable de l'approvisionnement des voitures en gaz sous pression.

Alexander Murdzevski Schedvin, alors manager sport auto chez Volvo Cars Suède, fut chargé, avec son homologue de Polestar, Christian Dahl, de trouver ce partenaire et très vite le duo se rapprocha de la compagnie gazière EON.

 

« Nous avons présenté notre concept basé sur la conversion de nos moteurs type FIA Super 2000 pour   pouvoir commencer à courir au gaz en 2007. La saison 2006 allait être mise à profit pour mener une étude technique ouverte dans le cadre du STCC afin d'évaluer la réglementation et offrir aux autres teams la possibilité de passer eux aussi au gaz. Finalement, cette alternative n'a pas abouti et nous avons emprunté exactement le même chemin avec l'E85, » explique Alexander Murdzevski Schedvin.

 

Si la victoire « verte » est devenue réalité, la C30 DRIVe poursuit le combat

Ces nombreux efforts ont fini par payer. En 2007, Volvo se retrouva sur la grille de départ avec deux S60 de compétition fonctionnant au superéthanol E85, devenant ainsi le premier constructeur à passer aux carburants alternatifs dans un championnat aux normes FIA Super 2000. Mieux encore, l'E85, finalement approuvé par le STCC, fut mis à la disposition de tous les teams. Robert Dahlgren remporta les deux premières courses de la saison, qui fut couronnée par une double victoire avec son coéquipier Alexander Storckenfeldt.

 

Plus qu'encouragé par ces résultats, Volvo mit au point pour 2008 une toute nouvelle voiture basée sur la Volvo C30 DRIVe, laquelle possède une aérodynamique optimisée diminuant sa résistance à l'air et donc sa consommation. Sur la piste, ces mêmes modifications aérodynamiques lui procurent une stabilité accrue et une plus grande vitesse de pointe. Pour une fois, c'est la technologie « verte » de la voiture de route qui a offert toutes ses qualités gagnantes à la voiture de compétition.

 

Après quelques débuts difficiles, la Volvo C30 engrangea cinq pole positions et gagna les deux dernières courses de la saison et cela, 11 mois après avoir démarré d'une feuille blanche.

 

La 16e saison, plus rude et plus technique que jamais

Le 2 mai prochain, Volvo entamera sa 16e saison consécutive en catégorie Tourisme. Pour réussir, la marque dispose de pilotes très rapides et de technologies plus vertes que jamais. Bien sûr, l'objectif est de remporter les titres pilotes et constructeurs. De son côté, la concurrence ne se laissera certainement pas faire et s'annonce dangereuse. Il suffit pour s'en convaincre d'évoquer les BMW, les Alfa Romeo ainsi que les deux Volkswagen turbo au gaz engagées sur dérogation spéciale.

 

« Nous n'avons pas vu passer ces quinze dernières années alors que nous nous penchions sur tant d'idées à la fois novatrices et stimulantes. Cependant, d'un point de vue technique, nous avons l'impression de ne faire que commencer. Cette saison sera dure et passionnante. Il est particulièrement plaisant de remarquer que l'idée de propulser les voitures au gaz a fini par faire son chemin pour se retrouver sur la piste, même si c'est au prix de quelques sérieux raccourcis réglementaires. Merveilleux exemple de récupération ! Roulons, maintenant ! » affirme, déterminé, Derek Crabb, directeur du département Sport automobile chez Volvo Car Corporation.

 

Mots clés:
C30, Sponsoring
La description et les faits repris dans le matériel de presse concernent la gamme de voitures internationale de Volvo Cars. Les équipements peuvent être optionnels. Les spécifications peuvent varier en fonction du pays et peuvent être modifiées sans préavis.
Contacts média