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A deux jours du départ vers Rio

 

Dans le brouillard et le froid, c'est une ambiance de veillée d'arme qui domine sur le village course de la Volvo Ocean Race de Qingdao et sur les pontons, où sont amarrés les concurrents qui vont prendre le départ de la plus longue étape du tracé 2008-2009 de cette course autour du monde. Un marathon de 12 300 milles, soit près de 40 jours de mer entre la Chine et le Brésil dont le coup d'envoi sera donné samedi.

 

Seul manque encore à l'appel ce matin, Ericsson 3 qui, entièrement réparé à Taiwan, a repris la mer hier midi. Le concurrent suédois est entrain de regagner en course le port chinois à partir du point où il avait interrompu son parcours, le 27 janvier dernier avec la ferme intension d'engranger les 4 points dus au 5ème et dernier de l'étape Singapour-Qingdao, comme le règlement l'y autorise.

 

Pour le second équipage du team Ericsson, c'est une victoire contre la montre qui s'est jouée ces deux dernières semaines puisque Ericsson 3 est en passe de gagner son pari de participer à LA grande étape de cette édition. Le timing reste cependant très serré, et il y a fort à parier que l'équipage aura juste de temps de charger le VO 70 pour les 40 jours de mer qui les attendent et de rejoindre la ligne de départ.

 

Pour son skipper Magnus Olsson, "sur une course comme celle-là, nous sommes sous pression en permanence, encore plus quand le bateau casse. A Taiwan, nous avons tenté l'impossible et nous sommes sur le point d'y arriver. Notre équipe technique a été fantastique. » 

Pour Delta Lloyd et Telefonica Black, la chose est entendue. Alors que leurs dommages subis dans l'étape précédente ne sont pas encore réparés, c'est en cargo qu'ils rejoindront Rio pour achever leurs travaux et être au départ de la 6ème étape, entre Rio et Boston. Peut-être même avant, sur la ligne de l'In Port de Rio, le 4 avril prochain.

 

Autre chantier, mais plus serein cette fois, celui du changement de safrans sur Telefonica Blue. Ce changement d'appendices est pénalisé d'un retrait de 3 points, mais le skipper Bouwe Bekking pense que c'est un investissement à long terme qu'il justifie d'une formule laconique : «Nouspensons que cela vaut le coup. Nous sommes dans la logique de la victoire finale.» Ces deux appendices ont les mêmes caractéristiques que ceux déjà posés sur Telefonica Black à Singapour, il y a un mois et qui avaient démontré leur efficacité sur l'étape.

 

Cette pénalité laisse à Telefonica Blue 42 points au classement général provisoire après 7 manches, soit 7 points derrière le leader Ericsson 4 et 1 petit point devant le 3ème, Puma.

Pour les 5 concurrents en lices sur cette 8ème manche et 5ème étape de large, cette très longue route représente le point d'orgue de l'édition 2008-2009 de la Volvo Ocean Race. « Un sacrémorceau au programme, comme le souligne le seul français en course, Sidney Gavignet, chef de quart à bord de Puma. En arrivant à Rio, nous aurons quasiment bouclé les deux-tiers duparcours et pourtant plus de la moitié des points resteront encore à attribuer. L'étape estimportante pour nous : avec ses deux portes, la pointe Nord de la Nouvelle-Zélande et le capHorn, elle offre le double de points que la précédente. Elle peut nous permettre de remonter surles premiers, mais représente aussi le risque de se faire définitivement distancer...

 

ITV Sidney Gavignet :

 

La prochaine étape de la Volvo Ocean Race part samedi. Elle est longue de 12 300 milles, entre la Chine et le Brésil. Comment abordez-vous ces quelques 40 jours de course ?

 

SG : Je pense que c'est la plus belle étape de cette édition. Elle est chargée de tout ce que représente une étape de tour du monde dans notre imaginaire. C'est la première fois que je suis impatient d'aller voir ce que va nous réserver ce parcours. Impatient de partir donc, mais c'est peut-être aussi parce que ma famille n'est plus là....

 

Impatient à cause des mers du Sud ?

 

SG : Il n'y a pas que le Sud dans cette étape. C'est un parcours très complet. C'est vraiment un gros gros morceau... Le Sud, c'est le tiers du parcours, en milieu d'étape. Avant, le 1er tiers se passe dans les alizés de N.E. au passage du Tropique du Cancer. On coupe l'Equateur pour retrouver les alizés de S.E au passage du Tropique de Capricorne. Après, il y a effectivement le Grand Sud avec ses vents d'ouest dominants jusqu'au Horn. Ensuite, il y a un « petit » bout de route de 2 000 milles, vraissemblablement au près le long des côtes de l'Amérique du Sud, en Atlantique. C'est vraiment un parcours très complexe. Mais passionnant.

 

Dans cette diversité, c'est quoi le plus intéressant pour vous ?

 

SG : L'arrivée,... si on gagne !!! (rires). Non, le plus intéressant, c'est sa complexité. C'est vrai sur cette étape, mais c'est vrai en général d'un tour du monde complet. Ne pas avoir, que du près, que du reaching, que du vent arrière. En équitation on dit un concours « complet ». Dans cette course en général et sur cette étape en particulier, c'est pareil. Il y a de tout.

 

Pour ce parcours entre la Chine et le Brésil, il y aura 5 bateaux en concurrence, puisque Delta Lloyd et Telefonica Black n'y participeront pas. Comment Puma va-t-il jouer cette manche qui va se disputer entre favoris de l'épreuve ?

 

SG : Je pense qu'il faut que Puma commence à gagner des étapes. Jusqu'ici, on a toujours été sur le podium, sauf dans la 2ème étape où nous avons fait une catastrophique 5ème place. Mais je pense vraiment qu'il faut confirmer notre réelle progression dans l'équipe. Si on veut remonter de 8 ou 9 points, il faut finir premier à Rio car au pire les autres finissent 4 ou 5ème. Il faut vraiment commencer à gagner.

 

Ici il fait froid et vous allez vers le soleil. Comment s'est passé votre escale à Qingdao ?

 

SG : On a certes découvert un peu la Chine, mais pour dire la vérité, je n'ai pas vu grand-chose. On a été dans le brouillard et dans le froid pendant ces presque deux semaines d'escale et nous avons beaucoup travaillé. C'était un peu hôtel, boulot, hôtel, boulot, en passant le soir éventuellement par le bar. Donc, non, nous n'avons pas beaucoup vu la Chine qui est un pays tellement vaste qu'il faudrait des semaines pour mieux la connaître. Mais nous avons été extrêmement bien accueillis et cela restera un bon souvenir.

 

VOLVO OCEAN RACE 2008-2009

 

Classement général Provisoire après 7 manches (sur 17)

 

1- Ericsson 4 - 49 points

2- Telefonica Blue - 42 points (dont les 3 pts de pénalité pour changement de safrans)

3- Puma - 41 points

4- Green Dragon - 30 points

5- Ericsson 3 - 24 points (sans les points attribués éventuellement pour sa fin d'étape

en Chine)

6- Telefonica Black - 21 points

7- Delta Lloyd - 12 points

8- Team Russia - 10,5 points

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Événements / Activités
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